Facebook

2009
23
Jun
whatever…

whatever…

Je réalise que je ne mets que très rarement à jour ce blog, et ceci pour une raison toute simple : je n'ai que peu de choses à y raconter. À l'heure où Twitter commence à prendre de l'ampleur et à se faire connaître en France, l'heure est au format court : une succession d'idées, de liens, de vidéos, etc. Mais je résiste.

Ou pas vraiment. J'utilise mon Facebook comme d'autres twittent : je préfère le confort de Facebook, le fait que mon réseau social y soit présent, etc. En bref, je préfère l'interaction sur Facebook. D'autant plus que, j'ai eu la chance de choper un usernarme qui pogne (mon prénom) et que dans quelques jours une nouvelle option de privacy apparaîtra : Everyone. En somme, Facebook se twitterise, tout en gardant les bons côtés de Facebook.

Pour finir, j'ai décidé de supprimer 245 "amis" hier. La course aux friends, c'est fini pour moi : je n'en peux plus de me faire flooder par tous ces gens à qui j'ai dit bonjour une fois ou avec qui j'ai partagé mes bonbons en primaire : savoir que Bob, qui est maintenant clubber, a passé la matinée à la Poste est peut être une information très intéressante pour ses amis, mais j'en ai rien à foutre. On me dira que je peux le cacher, mais quel est l'intérêt de l'avoir en "ami" ?

Ce qui peut sembler à première vue comme un suicide social n'en est pas un : j'ai fais un grand tri, et je ferai sûrement une deuxième passe un de ces quatre. D'autant plus qu'avec l'ouverture de l'option permettant à tout l'interweb multimédia de me lire, je n'ai plus besoin d'ajouter 400 clampins pour me donner l'illusion que j'ai un fervent lectorat.

Au final, je suis volontairement devenu un "sans-ami"a, et c'est la classe. Et de toute façon, j'en ai rien à foutre, je suis le Adrien de Facebook.

  1. 69 amis, c'est un signe []

statusphere is the next buzzword

2009
10
Mar

This is going to be a really quick note: after reading this, it was obvious I had to go for it. Kudos Brian, you just gave a name to the new thing. Anyway, we had the blogosphere, web 2.0, etc. Now to be hype is to be part of the statusphere. For the time being, there are less than 3.000 results on google. I bet that in a year, there will be at least ten times that.

By the way, am I the only one to find it ironic that this word was actually (yet scarcely) used as the term for the group of celebrities living in Hollywood or similarly famous places.

Edit: actually, the first occurence of the term statusphere in this context seems to be here. Brian Solis, your name will be remembered !

Cover Game

2009
26
Feb

OMG, Adrien participe à un buzz foireux, plus de deux semaines après son lancement. Ouais, mais la miss Blandine m'a convaincu de me laisser aller à une telle bassesse.

L'autre raison qui m'a poussé à céder, c'est que finalement le résultat me correspond assez bien. Et quand j'aime, je partage. Pour ceux qui veulent suivre, les règles sont en dessous.

Celestial Emporium of Benevolent Knowledge's Taxonomy - Often told in silence

Celestial Emporium of Benevolent Knowledge's Taxonomy - Often told in silence

  1. Piocher un article au hasard sur Wikipedia, le premier article qui sort est le nom du groupe.
  2. Puis une citation : les derniers mots de la dernière citation de la page sont le titre de votre premier album.
  3. Et pour finir, une image Flickr qui sera la pochette de l'album.
  4. Plus qu'à fusionner tout ça, et en faire un truc pas trop laid

L'art délicat du mensonge

2009
25
Feb
you lie - banksy

niznoz - you lie

Comme je le disais dans mon précédent billet, je suis passionné par la psychologie appliquée et la manipulation en général. Dans ce cadre, j'aimerais discuter un peu du mensonge. Je n'aborderai ni la question de la moralité de celui ci, ni la classification des différents types de mensonges, l'entrée sur wikipédia le fait très bien. Ainsi, l'objet de mon propos est d'exposer un certain nombre de techniques simples pour aider le menteur en herbe.

Avant toute chose, rappelons que la notion de mensonge est floue, prenons par exemple un individu qui dit que la terre est cubique. S'il sait que ce n'est pas le cas, nous sommes en présence d'un menteur, mais s'il est lui même convaincu de la véracité de ce qu'il raconte, il ne l'est plus. On peut pousser l'argument plus loin, concernant les événements invérifiables. Supposons qu'on enferme un individu dans une pièce complètement fermée, opaque et insonorisée. Une heure plus tard, à sa sortie, celui ci déclare qu'il est resté assis et n'a rien fait d'intéressant : peu importe que ceci soit vrai ou faux, c'est invérifiable, il aurait très bien pu danser la gigue ou faire le poirier, dans le souvenir des gens qui ont assisté à l'expérience, il n'a rien fait de spécial. Ceci est la première chose à savoir pour un bon menteur : la réalité n'existe pas, elle est capturée de manière subjective dans la mémoire des témoinsa.

Ceci étant posé, je peux donc exposer la règle de base d'un bon mensonge : être convaincu de dire la vérité. Avant de mentir au sujet de quelque chose, il faut s'en forger le souvenir. Une astuce très utile à connaître pour exposer un menteur qui vient de vous raconter une soirée factice est de lui demander de la raconter à l'envers, ou de la reprendre à un moment en particulier : le mensonge est quelque chose de purement linéaire, alors que le souvenir ne l'est pas. Inutile de le cacher, on a tous une histoire comme ça : un mensonge qu'on a répété encore et encore et qui au final est devenu un véritable souvenir.

Quand j'étais môme, j'avais une Game Boy, j'avais d'ailleurs bataillé ferme pour l'avoir, mes parents ne croyaient pas en les vertus des jeux vidéos, ce qui s'est traduit chez moi par un attrait très relatif à la chose vidéo-ludique. J'avais donc une Game Boy, et aussi une épée en plastique. Un jour que je me prenais pour une réincarnation de Surcouf ou Jean Bartb et que je bataillais ferme contre de chimériques pirates j'ai malencontreusement asséné un coup à l'innocente console, décimant la population de cristaux liquides.

En guise de butin, j'avais un écran taché de noir. Tout honteux que j'étais, il ne m'est pas venu à l'esprit d'avouer mon forfait et, petit forban que j'étais, j'entrepris d'inventer une historiette qui me semblait plausible alors. Les faits étaient les suivants : ayant un lit en hauteur, l'objet du délit avait tenté une expérience de vol plané, sans en avertir son propriétaire et était tombée, écran en premier, sur le coin de mon bureau. Avec moult larmes, le mensonge passa. Le fait est que de nos jours, lorsque je me remémore mon passé de piraterie, l'épisode qui se présente à ma mémoire est celui que j'avais fabriqué de toute pièces : il me faut un effort conscient pour me souvenir de ce qui s'est réellement passé.

Ce qu'explicite cette anecdote pittoresque, c'est le phénomène naturel d'intégration d'un mensonge à la mémoire, en tant que souvenir. Il faut donc tendre à cet idéal pour rendre un mensonge crédible. Après tout, les acteurs — les plus grands menteurs — ne disent-ils pas qu'ils doivent se mettre dans la peau du personnage ?

Ceci étant posé, il y a par ailleurs un certain nombre de règles qu'il est judicieux de suivre pour être un bon menteur. La première, et de loin la plus importante, est de ne pas se faire attraper, donc d'éviter les mensonges cons. Non, personne ne croira Jean-Eudes — le binoclard du service compta –  quand il viendra se vanter d'avoir couché avec Olga et Hilda, les deux pulpeuses stagiaires suédoises, dans une montgolfière au dessus d'un volcan en éruption. Ou alors, c'est que ses interlocuteurs sont profondément cons, mais comme ceci n'est pas toujours une information disponible a priori, autant supposer que l'on a un troupeau de Paul Ekman en face de soi.

Par ailleurs, un bon mensonge n'est jamais totalement faux. Un bon mensonge est un savant mélange de vérité et d'invention. L'été dernier, je suis allé à une soirée déguisée, en Belgique, et nous avons naturellement fait un after le lendemain. Nous étions donc dans un bar, avec entre autres deux ou trois personnes portant des tenues paramilitaires et des insignes médicales — un bête déguisement d'infirmier militaire, dans la veine M*A*S*H — lorsque nous avons été abordés par un individu qui est venu les interroger sur l'armée. Ne résistant pas à l'appel d'une comédie rondement menée, j'ai mis mon brassard croix rouge sur le bras, je suis allé les rejoindre et je me suis rapidement intégré à la conversation.

Nous étions sensé être des médecins militaires, en séminaire à Bruxelles pour quelque jours, alors j'ai évoqué la mort tragique des soldats français en Afghanistan et la pseudo-commémoration à laquelle nous avions assisté le matin même, avant que l'un de mes comparses parte sur une description technique de blocs opératoires mobiles parachutés dans les zones de conflit. Nous avions par ailleurs un avantage, un de nos potes qui était présent à la soirée avait été dans la marine pendant quelques années, alors j'ai naturellement parlé de lui et raconté quelques unes des anecdotes dont il m'avait parlé. Il a ensuite suffit de lui lancer un au fait, ton histoire de … elle se termine comment déjà ? et lui d'enchaîner, tout naturellement. La victime ne pouvait faire autrement que de nous croire, et nous a quitté en nous disant que nous faisions un rude métier et qu'il nous admirait énormément, etc.

Le propos ici n'est pas tant la farce en elle même que nous avons monté que la technique que nous avons utilisé. Tout d'abord, se renvoyer en permanence la balle permet de donner une impression de continuité et crédibilise l'histoire. Ensuite, faire référence à des événements réels ancre le mensonge dans le vrai et par un simple effet de proximité celui ci passe pour vrai, et pour finir, faire appel à des vrais souvenirs permet d'interroger quelqu'un d'extérieur, qui ne peux pas être au courant de l'entourloupe, parce qu'il n'était pas de la partie avant ce moment là. Au final, tout ceci donne un cachet authentique à l'histoire, pour peu qu'elle soit plausible à l'origine.

La principale difficulté que les gens rencontrent avec le mensonge est due aux tabous qui entourent celui ci : mentir c'est mal. Et fatalement, quelqu'un qui n'en a pas l'habitude sera complètement déstabilisé lorsqu'il s'y essaiera : on a tous un ami qui devient rouge et sue à grosses gouttes lorsqu'il dit qu'il n'a pas mangé le dernier donut. Pour pallier à ça, il faut arriver à relativiser le mensonge, le dédramatiser et il existe un exercice très simple pour y arriver : comme pour beaucoup de choses, l'entraînement. Il suffit de mentir sur des petites choses, de temps en temps, l'air de rien. Ma couleur préférée, le bleu — non, c'est le violet, mais on s'en fout — ma première petite amie s'appelait Sarah — non, pas du tout. En bref, avec un peu d'imagination, on peut arriver à modifier tout un tas de petits détails insignifiants qui aideront l'aspirant mythomane à se sentir plus à l'aise. Pour ma part — et ceci s'adresse au lectorat inquiet à la lecture de ce billet — je pense ne plus avoir besoin de tels exercices, don't worry.

Je terminerai sur une dernière astuce qui peut sembler évidente a priori : avoir des éléments préfabriqués est une commodité qui peut se révéler très utile. Par exemple, avoir un certain nombre de prénoms, de noms de lieux — avec une idée de la géographie locale–, etc. en stock est une bonne idée, ça permet de répondre du tac au tac à des questions à priori imprévisibles, et contribue à ce sentiment d'authenticité. Je ne dis pas qu'il faut mémoriser une liste de noms et de villes, mais pouvoir sortir, sans y réfléchir, un prénom différent de Pierre, Paul ou Jacques est vraiment un plus.

Comme je l'ai dit en introduction, je ne veux pas trop m'attarder sur l'aspect éthique du mensonge mais sur sa pratique. Cependant, je me doute que certaines personnes qui me connaissent risquent de se poser tout un tas de questions à mon sujet en lisant ceci, sur mon honnêteté, ma sincérité et ma probité. A ceux ci, je dirais tout d'abord que ce billet n'est jamais qu'une analyse du mensonge et quelques astuces pour jouer la comédie plus facilement. Savoir endosser un rôle qui n'est pas le sien peut s'avérer très utile et être la bonne chose à faire à certains moments. En bref, ce n'est pas parce que j'ai appris à mentir correctement que je m'en sers n'importe comment : ceux qui font du tir sportif ne fusillent pas des gens dans la rue, que je sache.

  1. Le lieu commun ne dit il pas que l'histoire est écrite par les vainqueurs ? []
  2. Bien sûr, à l'époque je ne connaissais que le premier, mon meilleur pote habitant à l'époque rue Surcouf []

The other L word

2009
14
Feb
Seven for love

Seven for love

J'en ai relativement peu parlé ici par le passé, mais ceux qui me connaissent le savent, j'éprouve un intérêt certain pour tout ce qui concerne le développement personnel, la manipulationa, etc. En bref, tout ce qui approche de près ou de loin la psychologie appliquée est susceptible de me botter.

J'ai donc tout naturellement suivi, de loin, l'évolution de ces communautés qui compilent et étudient des techniques de séduction — sic. Si je ne porte aucun jugement sur le concept d'utiliser des astuces et techniques issues entre autres de la PNL en tant qu'outils de séductionb, j'ai en revanche beaucoup de mal avec ceux qui côtoient ces communautés dans l'unique but de baiser plus facilement. Soyons sérieux deux minutes : il faut être complètement crétin pour croire qu'il existe des formules magiques pour mettre une nana dans son lit. Et je ne parlerais même pas du lexique qui est développé et couramment utilisé par les adeptes. Le principal — voire même le seul — intérêt, à mes yeux, de ces sites, est de mettre en relation des individus étudiant de manière pratique les interactions sociales. Malheureusement, celles qui sont passées au peigne fin sont en général les plus frivoles.

J'en viens à présent au cœur de mon propos, celui ci m'a été inspiré l'autre jour en lisant un article qui n'a finalement qu'un rapport ténu avec le bordel. Le propos de l'auteur, une fois ôté le vernis larmoyant et indigeste, est finalement assez intuitif : En période de manque sexuel, on peut se faire un fix de porno. Mais quand arrive l'absence d'amour, il n'y a pas de palliatif.

Voyez-vous où je veux en venir ? Dans la communauté des PUA, si l'accent est mis sur la possibilité d'une île de fclosec le plus rapidement/facilement possible, ce qui a trait à l'amour est bien souvent mis de côté. Comme c'est aujourd'hui la St Valentin, je me dis que c'est une bonne occasion pour exposer les rouages qui font naître la relation amoureuse. Et en plus ça me donne l'occasion d'utiliser une de mes photos dans un billet.

Tout d'abord, si le coup de foudre et le love at first sight sont possibles, ils ne sont pas ce qu'il y a de plus courant : l'amour est en général quelque chose qui se construit.

Le premier point que je souhaite aborder, c'est qu'on décide — le plus souvent inconsciemment — que l'on veut tomber amoureux. On rencontre quelqu'un, le courant passe, et la machinerie se met en branle, on se dit dans un premier temps que l'on pourrait tomber amoureux, et cette possibilité se transformera éventuellement en sentiment amoureux, en fonction des signaux que l'on reçoit de l'autre. C'est pour cette raison, d'ailleurs, que j'apprécie bien plus la séduction lorsqu'elle mène à autre chose qu'un plan cul. Lorsque l'on séduit dans une optique de relation amoureuse, on a conscience d'un avenir dans lequel l'inconnue devant nous sera notre complice, et pour peu que la situation soit symétrique et que l'autre éprouve la même chose, on est dans une configuration absolument délicieuse : chacun envisage cette proximité à venir, se doute que l'autre en fait de même, et pourtant se bride parce qu'officiellement celle ci n'est encore qu'hypothétique. C'est le jeu des non dits et des sous entendus.

Un autre aspect très intéressant de la naissance d'une relation est la création de points d'ancrage. Observez les couples autour de vous, tous ont leur chanson ou leur restaurant, etc. Lorsque l'on commence à construire ce qui sera éventuellement une relation, on est en présence de l'autre qui malgré l'envie qu'on a de partager quelque chose avec est encore étranger à notre propre quotidien. Pour pallier à ça, on partage des informations sur soi. Celles ci sont de deux ordre :

  • Quotidienne : « je me suis pris la tête à la banque hier, parce que [...] », « mon patron m'a demandé de [...] aujourd'hui », etc.
  • Générale : « dans la vie je suis notaire », « j'adore le hip-hop », « je joue du banjo en gobant des flamby », etc.

Chacune de ces deux catégories a un rôle bien défini. Le fait de partager sa vie quotidienne avec l'autre est un moyen de petit à petit mélanger les deux quotidiens, arrêter d'avoir chacun sa vie et commencer à secrètement avoir une vie à deux : Tu sais ce que je vis, donc tu fais partie de ma vie. En plus de ça, savoir que l'autre a une visite de routine chez l'ophtalmo mardi prochain permet de lui demander le mercredi « Au fait, comment s'est passé ton rendez vous chez l'ophtalmo ? ». Soyons honnête, ce n'est pas une question qu'on poserait à quelqu'un, sauf si celui ci est un ami très proche, et encore. Mais dans ce contexte, poser une telle question montre que l'on est attentif à ce que l'autre vitd.

La seconde catégorie elle, a un rôle double. Je passe sur celui qui consiste à permettre de se faire une idée vague sur l'autre, c'est trop évident et l'autre est beaucoup plus intéressant. Comme je le disais plus haut, quand on rencontre l'autre, on ne sait rien sur elle, mais on se doute qu'on est pas complètement identiques. Elle nous plaît, et au fur et à mesure qu'on la découvre, on découvre aussi qu'elle a des centres d'intérêt avec lesquels on est pas forcément familier. Alors on se renseigne, on en adopte certain et on oublies les autres. La relation en elle même n'est pas la somme des deux personnes, c'est un patchwork de morceaux pris chez l'un et l'autre. On a tous vécu ça, on la rencontre et subitement on aime l'art Slave, on se découvre une passion pour les auteurs anglais du XIXème et on commence à aller déjeuner régulièrement dans un restaurant dont on avait jamais entendu parler mais qui devient petit à petit notre restaurant.

Ce qui m'amène finalement aux fameux points d'ancrage dont je parlais. La relation n'existe pas encore et les deux individus commencent à peine à partager quelque chose, il faut donc consolider tout ça, et le meilleur moyen pour ce faire, c'est de se programmer à la sauce Pavlov. Il a des exemples à la pelle : l'un va relever un tic de l'autre et lui signaler en lui disant combien c'est mignon, les deux vont avoir un délire ou un mot clé qui revient de manière récurrente : « ça sent le pingouin »e, partager une chanson qui va subitement devenir la leur, etc.

Concrètement, de telles balises permettent aux deux d'avoir un quelque chose à nous, même s'il est relativement futile, il prouve tacitement qu'un tel nous est possible. Ensuite, il conditionne : quand telle musique passe à la radio elle pense à moi. Et de fil en aiguille ces ancres vont être un ciment pour la future relation.

Je me doute qu'une certaine personne lira tout ceci et se dira qu'elle a peut être quelque chose à voir avec ce que je raconte. Comme j'ai déjà dû le dire, j'aime beaucoup les méta-conversations, à savoir ramener dans le domaine du dit l'ensemble des non-dits, je trouve ça tout particulièrement excitantf.

  1. Arrêtons d'y voir quelque chose de néfaste []
  2. Après tout, chacun est libre de faire ce qu'il veut, et je ne me suis jamais privé d'en faire autant, bien au contraire []
  3. fuck close, troncher []
  4. parce qu'on se souvient d'un truc sans intérêt qui la concerne []
  5. Toute ressemblance avec des événements réels est purement fortuite, vraiment. Plus nase, tu meurs. []
  6. Et là je fais quoi, de la méta-méta-conversation ? []